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Christian Gaudin, directeur général de Banque Patrimoine &
Immobilier
L’Agefi Actifs. – Dans le cadre du crédit d’impôt au titre des
intérêts d’emprunt,
les plafonds retenus sont-ils suffisants pour une clientèle
patrimoniale ?
Christian Gaudin. - Cette excellente mesure pour les acquéreurs
d’une résidence principale concerne a priori la quasi-totalité des
propriétaires. Néanmoins, pour la clientèle patrimoniale, l’effet du
plafonnement en limite fortement la portée au regard des montants financés.
En effet l’optimisation fiscale pour un couple marié avec deux enfants sera obtenue
avec un financement de 160.000 euros à 5,30 %.
De plus, l’extension annoncée pour les intérêts d’emprunt de 20
à 40 % la première année dope l’avantage.
Est-il envisageable d’adapter les crédits afin d’optimiser
l’avantage fiscal?
- Un crédit scindé en deux parties permet d’optimiser le
rendement fiscal. Ainsi, un crédit in fine est mis en place pendant
les cinq premières années et un crédit amortissable prend le relais pour les
années suivantes. Pour la clientèle patrimoniale, le montage consiste à
épargner la différence entre la charge qu’il aurait remboursée en cas de
crédit amortissable et la charge du remboursement in fine. Pendant cinq ans,
le contrat d’assurance vie peut ainsi être alimenté par l’économie de
l’amortissement du capital et par l’économie d’impôt. Au terme des cinq
années, le client a le choix entre diminuer le montant de son crédit par un
remboursement anticipé et conserver son épargne. En outre, il est à
conseiller d’affecter l’apport personnel non pas à l’opération mais au sein
d’un contrat d’assurance vie et de financer ainsi le bien à 100 %. Même si
l’optimisation fiscale reste modeste, elle permet cependant en terme
patrimonial d’augmenter sensiblement durant les cinq premières années l’actif
brut de
la famille par un effort de trésorerie mensuel limité.
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