Cheminées
Feux de joie
La
cheminée est un élément de confort et de convivialité. Mais avant de faire
feu de tout bois, sachez qu’il faut impérativement respecter quelques règles
d’installation.
Plusieurs
types de foyer sont en effet disponibles sur le marché. La cheminée traditionnelle
est constituée d’un foyer ouvert. Généralement en fonte, la plaque foyère
accumule les calories et restitue la chaleur dans la pièce. L’installation
d’un récupérateur de chaleur est conseillée. Il permet d’améliorer le rendement
de votre foyer de 20 à 50%, tout en préservant l’esthétique de votre cheminée.
Attention !
Si
vous emménagez dans une maison ou un appartement comportant déjà une cheminée,
avant de l’utiliser, faites vérifier les proportions de l’âtre ainsi que l’état
des briques réfractaires et du conduit d’évacuation.
Quant
au foyer fermé ou insert, il permet de transformer la cheminée en appareil
de chauffage à part entière, avec un rendement thermique de 50 à 70%. Grâce
à un système de répartition d’air chaud, vous pourrez optimiser le confort
de votre habitation.
Quel emplacement choisir ?
Traditionnellement,
l’âtre est adossé à un mur suffisamment épais pour accueillir le conduit d’évacuation.
Mais, en fonction du modèle choisi, la cheminée peut être placée dans un angle,
encastrée dans un coffrage et même disposée au centre d’une pièce. En mariant
les divers matériaux et coloris disponibles sur le marché, vous en ferez un
véritable élément de décoration.
Des accessoires chaudement recommandés !
Pas
de cheminée digne de ce nom sans chenets, valet avec pincette, balai, pelle,
tisonnier et pare-feu. N’oubliez pas non plus le soufflet.
Quelques termes à connaître :
L’avaloir
relie le foyer de la cheminée au conduit de fumée. Le chemisage consiste à
garnir l’intérieur d’un conduit de fumée par un tubage métallique. Les jambages
sont les deux montants latéraux qui soutiennent la hotte et l’avaloir. Le
manteau (ou hotte) représente la partie supérieure où passe le conduit.
De quel bois se chauffer ?
Surtout,
n’utilisez que du bois sec. Une fois coupé, laisser-le sécher au moins un
an et demi dans un abri aéré. Préférez les bois feuillus issus de bouleaux,
chênes, charmes, frênes et hêtres. Evitez le châtaignier et l’acacia générateurs
de projections. Les résineux sont également déconseillés parce qu’ils produisent
beaucoup de dépôts de goudron.Entretenez la flamme !
Pensez
à faire ramoner votre cheminée. Le ramonage mécanique consiste à passer un
hérisson dans l’intégralité du conduit. C’est en effet la seule opération
efficace pour décoller les suies et les goudrons accrochés aux parois. Les
procédés chimiques (poudres par exemple) ne sont que complémentaires.